Devant la complexité de la notion de métropole, ce « machin urbain complexe », nous avons juger bon de recueillir votre avis sur la question, et ce grâce à la réalisation d’un micro-trottoir. L’objectif était de rassembler des opinions différentes, provenant de plusieurs endroits du territoire métropolitain pour obtenir un aperçu de l’impact du mot « métropole » auprès des citoyens. Nous nous sommes donc rendu à Saint-Symphorien-sur-Coise, à Saint-Étienne et à Lyon.
Nous remercions bien évidemment toutes les personnes qui se sont prêtées au jeu qui apparaissent ou non dans la vidéo.
Et pour vous, c’est quoi la métropole ?
Maël Meralli-Ballou & Édouard Malsch



3 réponses pour le moment ↓
1 m.w // 15 août 2010 à 00:17
La métropole, n’est-ce finalement pas un terme utilisé pour et par les professionnels (publics, privés), qui permet de définir un territoire dont les limites seraient vouées à être gommées, pour un développement « global » et « sans limite » ? La métropole, n’est-ce finalement pas un simple terme de marketing territorial voué à offrir une image dynamique et moderne d’un territoire?
Selon moi, la métropole est donc avant tout un terme de façade, de communication, car il est en soi indéfinissable, ni par des limites, ni par des populations, car ne pouvant être figé et donc observé concrètement dans le temps ni dans l’espace. La métropole, c’est selon moi à la fois un terme permettant d’amalgamer des espaces, des bassins (de vie, d’emploi, etc.), des populations, des histoires, mais offrant une porte ouverte sur « le champ des possibles ».
2 admin // 20 août 2010 à 10:14
Même s’il est clair que le terme de métropole est utilisé à des fins de marketing urbain, je crois qu’il correspond tout de même à une nouvelle forme d’organisation urbaine. La concentration des richesses et des pouvoirs, la compétition territoriale, la connexion au réseau de métropoles de mêmes importances sont autant de critères de définition d’une métropole. L’article « mais qu’est ce donc » et « un machin urbain complexe » apportent des premiers éléments de réponse que je compléterai dans un futur article.
Il est clair que le terme de métropole permet de regrouper des espaces qui possèdent des interdépendances fortes, mais non de les « amalgamer ». C’est une notion qui est difficile à saisir car justement ne s’appuyant pas sur des bases définies arbitrairement comme des limites administratives ou des seuils statistiques, qui n’ont d’ailleurs que la valeur qu’on leur donne.
Si on prend la définition d’aire urbaine de l’Insee, soit « Une aire urbaine est un ensemble de communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain, et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci. » on se rend bien compte le 40 % n’a pas réellement de sens, pourquoi pas 30% ou 50%? La définition des bassins de vie ou d’emploi est aussi le fait de jeu statistique qui peut être redéfini par un changement de chiffre ou de seuil. Or les gens vivent sans les statistiques : si on change de seuil statistique demain, les populations ne vont pas changer de bassin de vie pour autant !
Le terme de métropole permet alors d’éviter ce moule statistique ou le carcan des limites administratives pour, comme vous le dites ouvrir « le champ des possibles ».
3 média et métropole - Échos de métropole // 26 octobre 2010 à 15:02
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