Échos de métropole

Réflexions partagées sur la métropole lyonnaise

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la plaine de l’Ain : quels atouts pour la métropole

23 août 2010 · Pas de commentaire

Située entre Lyon et Bourg-en-Bresse, la plaine de l’Ain s’étant sur un vaste territoire composé lui-même de différentes sous-parties aux identités propres : Le Bugey, le Revermont, la Dombes et la plaine de l’Ain à proprement parlé. À seulement un quart d’heure de l’aéroport Saint-Exupéry et à une demi-heure de Lyon, ce territoire très riche est doté d’importantes potentialités pour la métropole.

Le territoire de la plaine de l’Ain

La plaine de l’Ain est découpée en trois SCoT qui cherchent à assurer  la cohérence de l’aménagement et du développement de l’espace: le BUCOPA1 (Bugey-Côtière-Plaine de l’Ain), Val de Saône – Dombes et Dombes2. La ville de Bourg-en-Bresse, au nord du territoire constitue le pôle urbain le plus important. De taille secondaire pour la métropole (80 00 habitants), elle est devenue un partenaire à part entière avec plus de 460 000 voyageurs par an sur la ligne TER3. L’agglomération constitue un pôle économique spécialisé dans les véhicules industriels (Renault trucks), la métallurgie avec le câble d’acier, un savoir-faire bressan qui s’exporte mondialement (et aussi nationalement avec le Louvre par exemple) et enfin,  l’agroalimentaire (pôle technologique alimentech). 

La plaine de l’Ain est aussi un atout économique majeur pour la métropole car elle possède un vaste parc industriel très bien desservi, très attractif  en raison d’un prix du foncier  et d’une fiscalité peu élevé. Son positionnement stratégique, au cœur du réseau autoroutier, proche de l’aéroport et de la plateforme ferroviaire a permis la constitution d’une plateforme logistique importante pour l’aire métropolitaine et attire des entreprises  diversifiées4.

Mais la plaine de l’Ain est aussi un espace qui abrite des trésors biologiques à préserver. Les nombreux étangs de la Dombes constituent un espace naturel exceptionnel et une réserve ornithologique rare et fragile. D’ailleurs, il est question de créer  un parc naturel régional dans la Dombes pour protéger cet environnement menacé. De nombreuses activités y sont proposés : Canoë-Kayak, pêche, randonnée, mais le territoire est  également réputé pour sa gastronomie (grenouille, friture, poulet de Bresse…), son parc des oiseaux, et son patrimoine. À l’extrême sud, aux portes du Grand Lyon, le parc de Miribel-Jonage possède une fonction métropolitaine incontestée5. Il est une porte d’entrée de la trame verte métropolitaine en direction des cœurs verts métropolitains de la plaine de l’Ain6.

Deux lieux riches en histoire accueillent désormais des festivals dont la renommée ne cesse de croître. Tout d’abord l’Abbaye  d’Ambronay qui héberge depuis 30 ans un festival de musique baroque. Elle abrite aussi  depuis 1993 l’académie baroque européenne qui constitue un réseau d’artistes à l’échelle européenne7. Le festival du printemps de Pérouges est un autre événement de la saison culturelle de ce territoire. Il  se concentre autour de la musique vocale, organisé dans l’église forteresse de la cité médiévale de Pérouges mais aussi dans d’autres lieux de la métropole: Parc des oiseaux, gare TGV de Saint-Exupéry, Salle 3000…

La vallée de la Saône, située à l’extrême ouest du territoire, représente  une zone importante d’échanges avec le Pays Beaujolais. Le territoire n’est donc pas seulement tourné vers le sud mais également vers le nord-ouest de l’aire métropolitaine.

La plaine de l’Ain tire profit de sa proximité avec l’agglomération Lyonnaise, mais est aussi un réel apport pour celle-ci tant au point de vue économique, que pour son environnement et sa richesse culturelle. Majoritairement agricole,  le territoire riche en faune et flore prend part à la continuité de la ceinture verte métropolitaine qui permet à la métropole de rester un endroit agréable à vivre.  D’ailleurs, il semble  important de poursuivre la coordination métropolitaine pour maîtriser les problèmes liés à la périurbanisation de ce secteur qui compromet la qualité de vie de ses habitants mais aussi celle des métropolitains dans leur ensemble.

La question de ses relations avec les autres territoires de la métropole est beaucoup plus difficile à analyser. Est-ce que des entreprises de Saint-Étienne sont en relation avec Bourg-en-Bresse? Sûrement, mais difficile de trouver  un lien évident. Comme l’a illustrée Rudy Guedj, c’est bien l’agglomération lyonnaise qui semble faire le pivot des relations entre les territoires, mais dans ce cas là, pouvons-nous parler de métropole?

Maël Meralli-Ballou & Lucy Bray

La métropole lyonnaise et ses territoires

  1. http://www.bucopa.fr/
  2. http://www.scot-saonedombes.fr/
  3. http://www.srt.rhonealpes.fr/documents/Chapitre_1.pdf
  4.  http://www.plainedelain.fr/
  5. 86 % des visiteurs viennent de l’agglomération selon une enquête publiée en janvier 2010 dans  l’écho du grand parc
  6. cf article la paradoxale nature métropolitaine
  7. http://www.ambronay.org/

Catégorie(s) : Le cas lyonnais

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