Échos de métropole

Réflexions partagées sur la métropole lyonnaise

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Ces territoires qui font la métropole

16 août 2010 · 1 commentaire

L’aire métropolitaine de Lyon est composée de différents territoires possédant des caractéristiques fortes et des identités marquées. La tendance actuelle, face à la concurrence des grandes villes européennes, est de  chercher à coopérer  à l’échelle métropolitaine.  Comment les territoires s’articulent-ils au sein de la métropole? La métropole forme-t-elle un tout ou une mosaïque d’espaces?

Pour comprendre une métropole dans sa globalité, il est intéressant d’en avoir une vue d’ensemble au travers des différentes parties et de leurs relations. Au-delà de la « ville-centre » : le Grand Lyon,  on peut considérer que la métropole lyonnaise est découpée en  plusieurs territoires qui la font exister par l’intensité des échanges qu’ils entretiennent : mobilité des  personnes, flux de marchandises, circulation économique, liens culturels…

Les territoires de la métropole lyonnaise par Rudy Guej

Pour notre analyse, nous allons reprendre le découpage proposé par la Région Urbaine de Lyon1 qui comporte cinq territoires : la région stéphanoise, le pays viennois , la plaine de l’Ain, le Nord-Isère, le pays beaujolais et caladois. Cependant d’autres découpages sont possibles2.

Les cinq territoires de la métropole lyonnaise

Ces territoires forment-ils une métropole? Celle-ci ne prend sens que si elle est dotée d’une logique d’action commune 3. Il s’agit donc de voir si les interrelations existent pour créer une cohérence au-delà des identités propres et des fonctionnements internes. Le développement métropolitain repose avant tout sur la capacité des différents territoires à travailler ensemble, à tisser des liens pour fédérer les territoires et consolider leur complémentarité. Est-ce le cas de la métropole lyonnaise?

Caractérisée par un positionnement géographique favorable marqué par  l’axe rhodanien,  la confluence Rhône-Saône et la vallée du Gier,  le territoire de la métropole partage un passé commun important : vestiges gallo-romains,  histoire industrielle encore marquée : dans les domaines de la sidérurgie et  du textile notamment4. Mais, après cinquante ans de construction métropolitaine5, qu’en est-il aujourd’hui?

La série d’articles que nous allons vous proposer essaye d’apporter un éclairage sur la réalité de ces espaces voisins, elle sera peut être l’occasion de les (re)découvrir et de mieux comprendre leurs articulations et leurs interactions. Une connaissance des points clés du fonctionnement métropolitain sera utile pour suivre et comprendre son fonctionnement actuel et son évolution.

D’ailleurs, pensez-vous que ces différents territoires sont liés entre eux?

Maël Meralli-Ballou et Lucy Bray

  1. Les territoires qui font la métropole; paroles d’acteurs n°6, forum 2004 de la région urbaine de Lyon
  2. Cf. article « parlons de taille
  3. Frédéric Gilli, Ville et Ethique : Le grand Paris, Questions d’éthique par Monique Canto-Sperber, radio France culture, émission du 26.04.2010 à 21:00
  4. Cf. article « La métropole lyonnaise, quelle histoire?! »
  5. Cf. article « d’où vient cette idée de métropole »

Catégorie(s) : Le cas lyonnais

1 réponse pour le moment ↓

  • 1 Bouty // 21 août 2010 à 11:33

    En lisant les derniers billets (celui-ci et les deux évoquant l’histoire de la métropole), il me semble évident que la construction de la métropole repose sur la complémentarité de territoires voisins. Faire de nos différences une force. Mais une force pour qui et surtout pour quoi? Quels sont les objectifs et les véritables enjeux de la métropole? En reprenant les alternatives de votre sondage, on peut envisager différentes options:

    – La première serait que chacune des propositions marque une étape du processus, plus ou moins inéluctable, de métropolisation. Ainsi on passerait d’une mosaïque de territoires sans aucun lien à 5 territoires avec une agglomération centre puis 6 territoires en interdépendance. cette dernière étape marquerait la fin de l’histoire. Actuellement nous serions sans doute quelque part entre l’étape deux et trois.

    -la seconde consisterait à voir dans les deux dernières propositions, deux destins possibles, deux projets politiques différents:
    D’un coté, « 5 territoires avec une agglomération centre », Lyon hégémonique étendant son influence sur des périphéries vassales dont l’aménagement et le développement ne sont réfléchis que pour servir les intérêts de l’agglomération centre. Saint Exupery serait alors l’aéroport de Lyon au sens le plus fort du terme. Les réseaux de transports en commun ne seraient là que pour emmener les « banlieusards » travailler, étudier ou consommer sur Lyon. Bref faire de Lyon, le Paris jacobin et centralisateur, de la métropole.
    De l’autre, « 6 territoires en interdépendance », renforcement des échanges (personnes, biens, marchandises, services) entre tous les territoires dont les complémentarités servent au développement et à l’homogénéisation de l’ensemble métropolitain. Plus de centre, plus de périphéries, fin de la prépondérance de Lyon.

    Je reconnais volontiers la caractère schématique et donc forcément réducteurs de mes hypothèses, la vérité est sans doute plus nuancée. Néanmoins, je voulais attirer l’attention deux visions très différentes de la métropolisation et leurs conséquences. En effet, soit on considère qu’il s’agit d’un processus historique et l’on ne peut que l’accélérer ou le ralentir; soit on estime que ce n’est qu’un projet politique dont il faut débattre afin de déterminer les véritables objectifs. Pour ma part, je ne crois pas vraiment à la fin de l’histoire et pense qu’il serait urgent de choisir entre « 5 territoires et une agglomération centre » et « 6 territoires en interdépendance ».

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